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Entretien avec M. Dzotossi KOUTODZO, formateur des jeunes en développement personnel

Entretien avec M. Dzotossi KOUTODZO, formateur des jeunes en développement personnel

Démarré le 02 octobre 2017, pour se dérouler en trois sessions jusqu’au 20 octobre, le séminaire atelier de formation de renforcement de capacités des jeunes vise à stimuler leurs potentialités dans le domaine du développement. Vingt-quatre heures après le début du séminaire, le Service de Communication a rencontré le formateur, M. Dzotossi KOUTODZO, socio-gestionnaire, coach motivateur coordonnateur du Centre Universitaire d’Appui au Développement des Métiers de l’Entrepreneuriat Social (CUADEMES). Dans l’entretien qui suit, il donne son avis sur le bien-fondé de la formation et sur le Programme Campus Citoyen de l’Université de Kara.
Quels points abordez-vous au cours de cette formation ?
La formation, que nous donnons pendant ces cinq jours, aborde deux axes qui nous paraissent fondamentaux. Il s’agit du développement personnel et de la formation des formateurs.

Quelle est l’importance du séminaire atelier que vous animez actuellement à Kara ?

Jusqu’à présent, le problème de développement a été imputé d’un aspect fondamental qui porte sur le développement même des compétences douces de l’agent de développement. Il a donc paru intéressant et fondamental à l’Université de Kara de pouvoir se pencher sur le problème de développement des compétences douces que nous appelons en anglais soft skills. Ce sont des aspects comportementaux qu’il faut développer chez les jeunes dans le but d’avoir un comportement mieux adapté pour le développement.


Que peut-on comprendre par compétences douces ?

Lorsque nous parlons de compétences, trois aspects fondamentaux méritent d’être évoqués : il y a ce que nous appelons le savoir qui est soit estudiantin soit scolaire, il y a le savoir-faire qui est l’application professionnelle de ce savoir, et le savoir-être. Au cours de cette formation de développement de compétence douce, nous sommes en train de développer en même temps la formation professionnelle et le savoir-être, c’est-à-dire comment se comporter professionnellement dans sa communauté lorsque qu’on est leader de cette communauté.

Comment se déroule la formation avec ces jeunes ?

Sans fausse modestie, je peux dire que le travail a très bien démarré. Nous n’avons pour preuve que l’auto diagnostic dont les résultats ont été présentés ce matin. Et les jeunes constitués en différents groupes ont travaillé en atelier, sur l’élaboration de leur vision de développement. J’ai vraiment été ému par la présentation de ces cinq groupes. Suite à cela je peux dire que le résultat est atteint au moins à 45% du parcours. Grâce aux présentations faites sur le plan de développement personnel, je peux dire qu’un grand pas a été fait.
Nous avons également abordé un module important de la formation qui est le leadership. Nous l’avons défini et étudié ses caractéristiques pour faire ressortir les différentes fonctions d’un leader et les compétences à développer en tant que leader. Et ma foi, ces compétences et caractéristiques commencent par s’exprimer chez les jeunes qui suivent la formation.  Je suis sûr que notre objectif sera atteint à la fin du séminaire.


Pourquoi associer les jeunes aux questions de développement de la communauté ?

L’axe 3 du plan de développement national du Togo, dénommé Stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi (SCAPE), met un accent particulier sur la formation de la jeunesse. Aujourd’hui, le jeune constitue pour nous un maillon essentiel pour le développement de nos communautés, en particulier des cantons dans la préfecture de la Kozah. Il nous paraît donc important de les outiller pour qu’ils puissent enclencher le processus de développement à la base.


Que pensez-vous du Programme Campus Citoyen de l’Université de Kara ?

Le Programme Campus Citoyen s’inscrit dans ce que nous appelons l’apport sociétal de l’Université à la communauté. Lorsqu’une université est implantée dans une communauté, elle a deux fonctions principales : la première est de contribuer au développement des cadres du milieu ; et la deuxième est de contribuer au développement de la communauté dans laquelle elle est implantée en enclenchant ce que nous appelons le processus de développement individuel et corporatif. C’est ce que vient de démarrer l’Université de Kara, et nous ne pouvons que la féliciter.
Ce Programme Campus Citoyen comporte trois volets. Le premier volet a trait au renforcement de capacités, le second concerne les activités d’utilité publique, et le troisième porte sur la vie socio-culturelle et éducative. Le volet renforcement de capacités, par exemple, est un processus de longue haleine. Ce qui veut dire que c’est un programme pluriannuel. L’évaluation de ces activités permettra d’enclencher d’autres programmes. Je remercie l’Université de Kara et félicite ses premières autorités pour cette initiative.





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