Blog
Le processus REDD+ expliqué à la communauté universitaire de Kara

Le processus REDD+ expliqué à la communauté universitaire de Kara

Le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières a organisé une conférence le mercredi 1er mars 2017, à l’agora D du campus sud de l’Université de Kara. Cette conférence s’inscrit dans le cadre du projet de soutien à la préparation à la Réduction des Emissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des forêts (REDD+). Animée par l’Assistant technique international du processus REDD+, le Professeur Jürgen BLASER, cette rencontre a vu la participation du doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, M. Assogba GUEZERE, représentant le président de l’Université de Kara. Etaient aussi présents le Conseiller Responsable en Assurance Qualité Interne, M. Tatongueba Denis SOUSSOU, les enseignants-chercheurs et les étudiants. La modération des débats a été assurée par M. Laré KANTCHOA, Maître de Conférences en Linguistique.
L’objectif général poursuivi à travers cette conférence est de sensibiliser et d’échanger avec les acteurs du monde universitaire sur le processus REDD+ et les amener à s’impliquer dans le processus d’élaboration de la stratégie nationale REDD+ au Togo.
Pour ce faire, trois communications ont meublé cette journée : la première « changement climatique et forêt, ses origines et principes » animée par l’assistant technique, le Prof. Jürgen BLASER ; la deuxième « Réduction des Emissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des forêts (REDD+) au Togo » présentée par le Coordonnateur National REDD+, M. ASSI et la troisième « rôle de la recherche scientifique dans la conduite du processus REDD+ au Togo » présentée de concert par les docteurs Marra DOURMA et Kossi ADJONOU, respectivement Maître de Conférences et Assistant à la Faculté des Sciences de l’Université de Lomé (UL). Ces trois communications visent à renforcer la compréhension des étudiants et des enseignants-chercheurs des Universités du Togo, sur le mécanisme REDD+, son architecture, les organes de mise en œuvre, ainsi que les défis et opportunités qu’offre ce processus.

Au sortir de cette journée d’échanges, M. ASSI, coordonnateur national, a partagé avec nous la réflexion suivante : « nous avons commencé une campagne d’information sur le processus REDD + avec l’ensemble des parties prenantes. Parmi les parties prenantes, nous avons le groupe universitaire, qui constitue un groupe très important, d’autant que les négociations sur les changements climatiques sont animées par des chercheurs et comme nous avons le monde du savoir qui est constitué par les universités, il était nécessaire que nous venions discuter de cette thématique avec les enseignants-chercheurs et les étudiants qui constituent la génération qui doit prendre à bras le corps cette question de changement climatique et sensibiliser davantage leurs proches pour un changement de comportement. La question des changements climatiques pour le monde universitaire va beaucoup plus tourner autour de la recherche. »
Les étudiants et enseignants-chercheurs, présents à cette conférence, n’ont pas manqué d’exprimer leur satisfaction. C’est le cas de Mme BADAMELI Pyalo Atina, enseignante au département de géographie qui  nous a confié ce qui suit : «c’est une très bonne initiative qui permet d’inscrire le Togo dans les objectifs mondiaux d’atténuation des effets liés au changement climatique. La présence des responsables de ce projet à l’Université de Kara nous permet de nous approcher de la mise en œuvre de ce projet. Nous en avions entendu parler, mais nous n’avions pas encore toutes les informations qu’il faut pour comprendre le bien-fondé de ce projet. Nous avons retenu que nous devons nous inscrire dans une démarche de réduction des émissions à travers l’arrêt de la déforestation et l’amélioration des forêts qui sont déjà présentes à travers le reboisement. Il y a un certain nombre de secteurs dans lesquels nous pouvons mener des recherches pour aider à l’élaboration de ce processus. »
Pour sa part, M. Abalo MIESSO, enseignant-chercheur au département de philosophie, nous a laissé entendre : «Les échanges au cours de cette rencontre de présentation de la REDD+ ont été très enrichissants et nous saluons cette initiative. Tout le monde doit se sentir concerné par les questions liées au changement climatique que connaît notre planète. En tant qu’enseignant de philosophie, j’ai aussi mon droit de réponse sur cette question. »
Les étudiants n’ont pas été du reste. M. KPINTIBE Damétoté, étudiant en géographie, nous a exprimé son sentiment en ces termes, « Le processus REDD+ présente des actions qui peuvent aider à atténuer les effets du changement climatique sur la planète terre. En plus de cela, le projet offre des opportunités à travers lesquelles, nous étudiants, pouvons contribuer à la réduction de ces effets. » Mlle BADJO Odette quant à elle pense que «la présentation du projet REDD + nous interpelle sur le changement de comportement à adopter pour préserver au mieux notre plantes contre les effets liés au changement climatique. Pour ce faire, nous devons par nos sensibilisations amener les uns et les autres à pouvoir s’inscrire dans cette démarche. C’est notre part de responsabilité.»

Le processus REDD+ a démarré depuis janvier 2015 et la contribution attendue des enseignants-chercheurs et étudiants sera de mener des réflexions et de développer des idées nouvelles en termes d’adaptation et d’atténuation des effets du changement climatique.




Retour au blog

Commentaires


Laissez un commentaire